L'Irak au bord d'une guerre interconfessionnelle (premier ministre)

© RIA Novosti . Sergey Guneev / Accéder à la base multimédiaPremier ministre irakien Nouri al-Maliki
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L'Irak est au bord d'une guerre interconfessionnelle que personne ne remportera, a estimé le premier ministre irakien Nouri al-Maliki, en appelant ses concitoyens à s'opposer à toute tentative d'attiser les antagonismes intestins.

L'Irak est au bord d'une guerre interconfessionnelle que personne ne remportera, a estimé jeudi le premier ministre irakien Nouri al-Maliki, en appelant ses concitoyens à s'opposer à toute tentative d'attiser les antagonismes intestins.

"La situation dans le pays est alarmante. Nous avons besoin d'une stabilité politique et de dirigeants responsables, prêts à travailler en équipe et à assurer la coopération entre toutes les branches du pouvoir", a déclaré M.al-Maliki, cité par le site Internet Elaf.

Et d'ajouter que, pour l'essentiel, les chefs d'opposition actuels "exploitaient les sentiments du peuple à leurs fins personnelles et se livraient au lobbying d'idées étrangères, faisant appel au mécontentement populaire".

L'aggravation de la tension en Irak est liée à l'opposition des deux plus grandes communautés islamiques, notamment des sunnites et des chiites. Les sunnites manifestent souvent pour exprimer leur frustration face à la discrimination dont ils se sentent victimes depuis le renversement du président sunnite Saddam Hussein en 2003. Les sunnites réclament entre autres l'abolition d'une loi antiterroriste qu'ils considèrent comme utilisée uniquement contre eux. Les appels au renversement du gouvernement se multiplient.

Cette vague de contestation a poussé les habitants des provinces à majorité chiite à descendre à leur tour dans la rue afin de témoigner leur soutien au premier ministre chiite Nouri Al-Maliki et de réaffirmer leur refus de voir d'anciens membres du parti Baas retourner au pouvoir.

En outre, Bagdad doit résister aux tentatives de propager la crise syrienne en Irak. Ainsi, tout porte à croire qu'une solution à la crise n'est pas pour bientôt.

Les analystes soulignent toutefois que pour que les tensions en Irak soient désamorcées, les sunnites et les chiites doivent apprendre à pardonner et oublier leur soif de vengeance et de sang, tout en rappelant que l'islam est une religion fondée sur le pardon, et non pas sur la vengeance et le meurtre.

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