Syrie: ingérence pas synonyme de recours à la force (Ligue arabe)

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Les appels à s'ingérer dans la situation en Syrie sans l'aval de l'Onu ne prévoient pas de recourir à la force pour renverser le régime en place dans ce pays, a déclaré mercredi le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi.

Les appels à s'ingérer dans la situation en Syrie sans l'aval de l'Onu ne prévoient pas de recourir à la force pour renverser le régime en place dans ce pays, a déclaré mercredi le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi.

"A mon sens, l'initiative du Qatar ne prévoit pas d'opérations militaires, et il est peu probable également que la France ait parlé d'un recours à la force", a indiqué M.Arabi lors d'une conférence de presse à la veille d'une réunion ministérielle du Conseil de sécurité de l'Onu sur le Proche-Orient qui devra concerter un projet de déclaration du président du Conseil sur la résolution de la crise syrienne.

 

Selon le secrétaire général de la Ligue, tout le monde comprend que toute guerre en Syrie "se solderait par des milliers de nouvelles victimes".

"La crédibilité du Conseil de sécurité de l'Onu est très importante. C'est un organe qui répond directement de la paix et de la sécurité", a-t-il souligné.

M.Arabi a regretté que certaines résolutions adoptées par le Conseil de sécurité ne soient pas appliquées, tandis que d'autres sont bel et bien bloquées.

Intervenant mardi devant la 67e session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, l'émir du Qatar Hamad Bin Khalifa Al-Thani a invité les pays arabes à intervenir en Syrie, le Conseil de sécurité de l'Onu se montrant incapable de formuler une position commune sur le règlement de la crise syrienne.

La France a proposé pour sa part de créer des "zones de sécurité" dans les régions contrôlées par l'opposition syrienne.

L'Occident et certains pays arabes soutiennent les rebelles syriens et réclament le départ du président Bachar el-Assad qu'ils accusent de réprimer sa contestation dans le sang. La Russie et la Chine estiment de leur côté qu'une ingérence extérieure pourrait détruire l'Etat syrien et attiser le conflit. Aussi ont-elles opposé leur veto à toutes les résolutions du Conseil de sécurité susceptibles d'avaliser une action militaire.

 

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