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Les titres du 24 avril 2012

Les titres du 24 avril 2012
13:56 24/04/2012

Kommersant
Le vote de protestation des Français

Au premier tour de l'élection présidentielle en France, le président sortant Nicolas Sarkozy, qui a recueilli 27,18%, s'est incliné face à son rival François Hollande, avec 28,63%, écrit mardi 24 avril le quotidien Kommersant. C'est pratiquement le seul président de la Ve République à ne pas avoir gagné le premier tour. Le président a sous-estimé les Français qui n'ont pas tant voté dimanche pour ses adversaires que contre lui.

Le principal reproche des Français semble éphémère – l'immoralité du pouvoir. Ils reconnaissent que le président sortant est peut-être un homme politique compétent et qu'il a beaucoup d'excuses d'un point de vu technique, mais ils estiment que Sarkozy n'a pas reçu à tort le surnom de président bling-bling. Ils n'apprécient pas que les affaires se fassent dans l'intérêt d'un cercle étroit d'amis du président qui ont tous les droits et pour qui ce sont les autres qui payent. Ou qu'on taise les péchés du passé, comme par exemple les questions sensibles concernant le financement de la campagne victorieuse de 2007.

L'irritation profonde des électeurs est également due au rappel des erreurs publiques de Sarkozy, drôles en apparence mais impossibles à corriger aux yeux de l'opinion publique. Cinq années se sont écoulées depuis la célébration de son élection au restaurant Fouquet's en compagnie de ses amis fortunés. On ne le lui a pas pardonné. Il s'est excusé en expliquant que c'était à proximité de son domicile, mais en vain. On lui a rappelé la phrase lancée au Salon de l'agriculture à un homme qui avait refusé de lui serrer la main: "Casse-toi, pôv' con." Quatre années se sont écoulées, mais le Canard Enchaîné a sorti pour l'élection un numéro avec un intitulé en première page: "Le SOS de Sarkozy à ses électeurs: "Vous cassez pas, pôv' cons!" On lui reproche la tentative de nommer son fils à la présidence de l'EPAD. C'était il y a deux ans, son fils Jean n'a pas été nommé à ce poste, mais il demeure un résidu. Dans tout autre pays moins strict envers son président on n'y aurait accordé aucune attention. Mais la France ne l'a pas supporté.

"Je n'apprécie pas qu'il soit toujours à la recherche d'ennemis, déclare un professeur de lycée. Des musulmans, des terroristes, des fauteurs de troubles. Il n'a pas cherché à apprendre aux Français à se comprendre mutuellement, mais il les a dressés au contraire les uns contre les autres." Au final, même l'histoire du tireur toulousain lui a fait du tort. "Pourquoi a-t-on mis 32 heures pour le tuer, si on pouvait lui tirer une balle en cinq minutes? demande un jeune homme à vélo. Pour que le président ait le temps de faire le beau? C'est ça?"

L'équipe de Sarkozy affirme que rien n'est perdu. Il reste encore un tour, et les favoris ont déjà commencé à se partager les parts des candidats du deuxième échelon. Mais Sarkozy n'a pas de chance une fois de plus. Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly ont déjà appelé à voter pour Hollande, François Bayrou hésite encore, mais la moitié de ses électeurs sont contre le président sortant. En sentant les dispositions de la foule, les hauts fonctionnaires et les ministres ont commencé à choisir leur camp. Cela a commencé dès avant le premier tour et continuera avant le second.
 
Moskovskie Novosti
Breivik raconte les détails du massacre sur l'île d'Utoeya

Le terroriste norvégien Anders Breivik a terminé hier de témoigner au procès de l'affaire du double attentat à Oslo et dans le camp de jeunesse du parti travailliste norvégien sur l'île d'Utoeya, commis en juillet 2011. Breivik a déclaré qu'il ouvrirait à nouveau le feu sur les résidents de l'île, même en sachant que pratiquement la moitié de ses victimes sont des mineurs, écrit mardi 24 avril le quotidien Moskovskie Novosti.

L'accusé a refusé de présenter des excuses pour les meurtres commis car, selon lui, il a perpétré ces crimes pour des motivations politiques. Le terroriste affirme qu'il voulait ainsi exprimer sa protestation contre la politique du multiculturalisme. D'autre part, Breivik a reconnu que pendant la fusillade sur l'île il a manqué de courage pour tuer un enfant. Le garçon épargné par le criminel avait près de 10 ans, il était paralysé de peur et pleurait. Breivik a également épargné l'adolescent de 16 ans Adrian Pracon, dont le physique lui rappelait le sien, a déclaré le forcené.

Auparavant, dans son témoignage Breivik a raconté qu'il s'est rendu sur l'île déguisé en policier, et qu'il avait dit aux gardiens du camp qu'il avait été envoyé en raison des explosions dans la capitale. Selon Breivik, avant de tuer ses premières victimes, il a entendu dans sa tête des centaines de voix lui disant de ne pas le faire. Mais après une courte hésitation, il a commencé à tirer sur tout le monde.

"Les gens me suppliaient de ne pas les tuer. Je tirais simplement dans leur tête", a déclaré Breivik en ajoutant que certains faisant semblant d'être morts, mais il savait qu'ils étaient en vie et tirait sur eux à bout portant. Le terroriste a continué le massacre en faisant le tour de l'île. Il faisait sortir les adolescents cachés en criant qu'il était policier et qu'il allait les protéger s'ils sortaient. De cette manière, en une heure et demie il a tué 69 personnes avant l'arrivée de la police.

Le Norvégien de 33 ans a déclaré à la cour que dans la vie normale il est un homme très gentil, mais pendant les attentats il avait "éteint ses émotions."

Au tribunal Breivik a exprimé des remords pour la mort des sept victimes de l'explosion de la bombe posée dans le quartier gouvernemental de la capitale norvégienne. Selon le terroriste, l'explosion à Oslo est la plus importante partie de son acte, cependant le massacre à Utoeya est passé au premier plan parce que le bâtiment public visé dans la capitale ne s'est pas effondré comme prévu. Breivik a présenté ses excuses aux victimes et aux blessés qui n'avaient aucun lien avec le gouvernement norvégien et ont été les victimes accidentelles de l'attentat. Le terroriste a déclaré qu'il n'éprouvait aucun sentiment de culpabilité envers ses autres victimes.

Les témoins qui ont survécu à l'explosion commenceront aujourd'hui à témoigner. Et en juin Breivik devrait passer une autre expertise psychologique, qui sera réalisée par Ulrik Malt, spécialiste compétent en neuropsychiatrie et médecine psychosomatique.
 
Nezavissimaïa gazeta
La présidentielle russe au menu de l'APCE

Deux journées (lundi et jeudi) sont officiellement consacrées aux problèmes russes à la session de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) qui a commencé hier, écrit mardi 24 avril le quotidien Nezavissimaïa gazeta.

Parmi les principaux thèmes de la session printanière de l'APCE figurera la question du référendum en Lettonie sur la seconde langue nationale (le russe) et les débats urgents sur la Syrie. La situation en Transnistrie et le rapport sur les conséquences humanitaires du conflit entre la Russie et la Géorgie en 2008 seront examinés dans le cadre de deux commissions de l'APCE (pour la politique et les questions juridiques). Parmi d'autres thèmes intéressants – la liberté de la presse sur internet et les flux migratoires dans la région méditerranéenne après le printemps arabe.

Mais les discussions à l'APCE ont commencé par l'examen du rapport de Tiny Kox, chef de la mission postélectorale de l'APCE en Russie. Le rapport a su éviter les évaluations trop critiques, mais il n'indique pas que l'APCE reconnaît la légitimité de l'élection présidentielle en Russie. Les formulations sont typiquement diplomatiques, si bien qu'on est libre d'interpréter ad libitum les conclusions du groupe d'observateurs. Comme l'a fait, par exemple, le nouveau chef de la délégation russe à l'APCE Alexeï Pouchkov.

Cependant, on a entendu hier au Palais de l'Europe suffisamment de critiques visant l'élection russe. Elles concernaient principalement le déroulement de la campagne électorale. Notamment, l'accès inégal des candidats aux médias, l'utilisation de la ressource administrative, ainsi que les infractions lors du dépouillement des scrutins. Comme l'a déclaré l'une des observatrices, "nous savions tous que Poutine gagnerait."

A titre de comparaison, la situation n'était pas aussi évidente lors du premier tour de l'élection présidentielle en France. Le suspens s'est maintenu jusqu'au bout. Un écart de 1,5% sépare les deux favoris de la course. Et la principale sensation est la troisième place de Marine Le Pen. Un second tour aura lieu."La démocratie française est très amusante", déclarent les électeurs d'hier dans les couloirs du Palais de l'Europe.

Peu de choses amusantes en Russie, contrairement à l'abondance de certitude et de clarté. Selon le représentant du groupe des démocrates européens, "l'élection avait un favori évident, et, selon les sondages, Poutine aurait remporté la victoire au premier tour de toute façon." L'APCE n'a pas non plus oublié les manifestations de protestation, avant tout à Moscou. Andreas Gross, qui prépare le rapport sur le monitoring des engagements de la Russie, a proposé à l'APCE de demander à Vladimir Poutine de cesser de considérer les forces d'oppositions comme des ennemis, car elles sont un "cadeau" capable d'aider le gouvernement à avoir une perception correcte de la situation dans le pays.

Ann Brasser, chef du groupe de l'Alliance des démocrates et libéraux européens, a fait remarquer à son tour le nombre élevé de signatures nécessaires pour participer à la course présidentielle en Russie ainsi que le fait que les réformes politiques tant attendues par la société n'ont été lancées qu'aujourd'hui par le gouvernement russe. Et cela fait déjà l'objet de griefs de la part de la Commission de Venise.

Toutefois, en dépit de la forte critique, on sentait que cela n'avait aucun impact final – le rapport de Kox n'a aucune conséquence réelle, hormis pour l'image de la Russie. Mais cela aurait pu être le cas: avant le début de la session il a été proposé d'organiser des débats extraordinaires sur la situation postélectorale en Russie. Et tôt dans la matinée Mme Brasseur a tenté d'inscrire ces débats à l'ordre du jour. Mais sans succès. Comme l'a expliqué le vice-président de l'APCE Leonid Sloutski, "elle a tenté de parler des résultats injustes de l'élection en Russie, mais son initiative n'a pas été soutenue par les membres du Bureau avec qui nous avions effectué un travail préalable."



Ces textes tirés de la presse russe n’engagent pas la responsabilité de RIA Novosti

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